51/365 chroniques : Un café ? Des échanges !

Il n’y a pas beaucoup de choses que je me targue d’avoir réussies dans ma courte vie d’entrepreneure (une décennie quand même). Mais ça je l’ai fait, et tellement bien fait que j’en cherche chaque jour encore la saveur. C’est mon Café des échanges. Oui c’est le mien. A moi.

Quand j’ai ouvert l’espace de coworking de Lamure sur Azeruges, le défi a été de faire venir dans l’espace les personnes de l’extérieur. Qu’elles osent pousser la porte de la maison médicale et montent au dernier étage. Je ne voulais pas rester seule à la barre de ce magnifique navire, il me fallait des passagers, et pas que clandestins. Du bois, des baies vitrées, une grande terrasse, une grande salle de réunion et un petit espace cuisine.

J’ai donc proposé à La Cordée que chaque vendredi matin, qu’il neige ou qu’il vante, qu’il fasse un soleil écrasant ou une pluie battante, j’ouvre la porte aux entrepreneur.e.s mais pas que, aux adhérents et aux autres. A tous ceux qui avaient envie d’un peu de compagnie, que ce soit dans leur projet, dans leur recherche d’emploi, dans leur installation locale.

Les premières fois, j’ai bû mon café seule, mais avec des chakras grands ouverts et une demande à l’univers, le bouche à oreille s’est chargé de me ramener du monde, le Quartier Métisseur aussi, mon accueil a fait le reste… plus un jour où le vendredi je me sois retrouvée à boire mon café en solo. Même le confinement n’a pas mis fin à nos rencontres… je les animais depuis mon jardin, en live sur Facebook, du coup j’ai eu des amies de Paris et d’ailleurs qui se sont jointes à nous. J’ai définitivement quitté l’espace de coworking en octobre 2020, et avec ce départ la possibilité d’animer ce Café des échanges. On a tant bien que mal lancé un groupe Whatsapp qui survit comme il peut, quelques rencontres ont perduré dans le jardin de l’impasse des rêves ou à l’épicerie du QM mais ça s’étiole, il nous manque du grain à moudre.

Pourtant les vendredis, dans mon cœur, dans ma tête, dans mon corps, je porte ce moment, et le café du vendredi, il a une saveur de madeleine de Proust.

Seule je n’y serai jamais arrivée. Avec vous tous je l’ai fait… et quel bonheur !

Et toi, quelle réussite as-tu envie de nous partager ?

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