Plume

27/365 chroniques : Slow Life

Je commence à me demander sérieusement si mes chroniques n’ont pas une incidence sur ma vie ?! Serait-ce possible… Aujourd’hui, j’ai été en retard toute la journée. Si si, je vous assure. Heureusement à un moment donné dans la journée, une réunion à laquelle je pensais être conviée ne me concernait plus, et à un autre, personne ne s’étant présenté à ma permanence au bout de 63 min, j’ai levé le camp. Du temps s’est donc offert à moi, sans pour autant me permettre de rembobiner et d’arriver à l’heure là où j’étais précédemment arrivée en retard. Au moins sur la fin de la journée ça a été plus cool. Non stop entre 6h10 et 19h58, ouf. Bon après il a fallu retrouver un petit peu d’énergie pour préparer un départ en week-end mais ça va y a pire comme dirait mon 2ème pirate.

Empathie, slow attitude, résilience sont des mots qui sont apparus dans ma vie d’entrepreneure ces dernières années : phénomène de mode ou bien est-ce mon âge qui m’a fait entrer dans ces concepts, ou la société telle qu’elle est qui incite, guide, emmène dans cet univers dont j’ai déjà parlé dans une de mes chroniques au sujet du développement (im)personnel.

Aujourd’hui j’aurais voulu moi aussi poser ma main sur cet âne qui chemine, lui emboîter le pas, et me laisser aller à vagabonder dans le jour froid, givré, ensoleillé de cette fin janvier. Ils ont l’air tellement bien ces deux là, aperçus par la fenêtre de mon bureau dans le Haut Beaujolais.

Alors que je sillonne en ce moment ce bout du bout du Rhône, loin de la métropole, pour réduire la fracture numérique, je me suis quand même demandée « Le numérique… mais pourquoi faire ?! ». Celles que je reçois viennent pour une question précise (le smartphone de Noël…) mais en vérité, nous le savons, elles viennent pour parler, maintenir le lien social, vivre ensemble. Ceux qui sont en fracture, même en faisant ce qu’on appelle de l’aller-vers, je ne les vois pas, ils ne viennent pas jusqu’à moi. Et la dématérialisation que je suis censée accompagnée, elle me fait peur à moi aussi. Alors, comme une envie de me retrouver dans les Cévennes, mais pas comme Antoinette ! Quoi que la chute du film laisse penser qu’elle y est arrivée, à trouver son rythme.

Auteur

gfrancoisloyez@lilo.org
Passionnée par les rencontres et les projets qui émergent autour d'un café ou au détour d'un chemin partagé, j'écris autant que je lis, et je vous partage mes petites chroniques de vie, pour le plaisir.

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