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Sur ma route #6 : rendez-vous au bord du lac

Rendez-vous page 105 de l’Atlas Routier France Michelin de 1996 : Lausanne.

Vendredi 6 novembre 2020

Aujourd’hui, j’ai envie de franchir la frontière. Celle qui sépare la France et la Suisse. Mon laisser passer, c’est Pascale qui me l’a donné. Rendez-vous page 105 de l’Atlas Routier France Michelin de 1996.

Et me voilà transportée, non pas sur les bords du Lac Léman comme elle me l’a proposé, car ça c’est mon cadeau d’anniversaire. Cette année, je voulais nous offrir un week-end à Lausanne. Là où elle prend son apéro les soirs d’été, sur l’eau où parfois elle navigue, peut-être même dans son centre universitaire où je la revois en Super Héroïne. Il sera toujours tant de le consommer ce cadeau, ce n’est que partie remise. 

En plus, j’aurais pu y retrouver mon ami d’adolescence, Nicolas, lui aussi installé à Lausanne avec sa petite princesse. J’attendrais encore un peu. Les réseaux sociaux nous ont réunis, la vraie vie nous attend. 

Non c’est dans un temps que les plus jeunes ne peuvent pas connaître que j’ai envie de me retrouver. Celui où l’on prenait la R14 de mon grand père, d’un vert indéfinissable, en forme de poire. La sortie c’était de partir de Chamonix pour aller faire le plein au Châtelard. Il y avait celui du réservoir bien sûr, car elle était bien moins chère de l’autre côté. Mais surtout, munis de nos cartes d’identités, le plein de Toblerone (moi je préfère le classique, quoique le noir qu’ils ont sorti plus tard a mes faveurs aussi…), les Sugus, ces bonbons qui collent aux dents que nous ramenions comme des Trophées, que nous avions la chance de goûter à d’autres moments de l’année aussi grâce à ma marraine qui passait plus régulièrement que nous la frontière et qui en faisait provision. Mais ce qui soudain éveille de nouveau mes papilles, c’est le souvenir des “tête-de-nègre”. Le terme n’est plus approprié mais qu’est ce que j’aime ça… une enveloppe de meringue recouverte de chocolat noir, et à l’intérieur, de la crème au beurre… complètement indécent mais tellement bon. 

Sans oublier la meringue à la crème double… je crois que je ne retrouverais jamais la saveur de cette spécialité que nous mangions dans un salon de thé (brasserie ?) alors que nous étions allées nous recueillir sur la tombe de mon grand oncle, mari de ma marraine, enterré en Suisse puisque citoyen helvète. Maman a bien un fournisseur de meringues dont on retrouve la saveur du côté de Chamonix, mais quand même ça n’est pas aussi savoureux.

Merci Pascale pour cette fin de semaine toute en douceur. On se revoit bientôt dans le Beaujolais – FR , ou à Lausanne – CH !

Alors demain, où allez-vous nous emmener ?!

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