7 janvier 2022

7/365 chroniques : Page blanche

Par Guillemette

Page blanche… comme la couleur du temps aujourd’hui, blanc de neige.

Cela m’est souvent arrivé durant ces 10 dernières années de m’installer derrière mon ordinateur, que ce soit dans mon beau bureau lumineux imaginé à Mennecy, ou dans la grande salle de La Cordée à Lamure sur Azergues. J’étais bien mais il ne se passait rien. Ça ne suffisait pas que toutes les conditions matérielles soient réunies.

Il manquait un petit quelque chose pour que ce soit possible. Je me levais avec de belles intentions, je m’installais et puis je me laissais happer par d’autres… Les autres, vous savez, ceux qui peuvent vous clouer au sol alors que vous êtes prêt à vous envoler, ceux qui vous empêchent parce qu’ils en disent trop, ou pas assez.

La page blanche devenait sombre de pensées noires. Elle aurait pu être immaculée puis se colorer si j’avais pris le temps de poser des intentions, d’accepter qu’il y ait des jours sans. Et ceux là il faut les prendre comme ils sont, ne rien en faire, prendre ses clics et ses clacs et partir sur les chemins de traverse. Que ce soit pour un café avec une amie, un bon livre, une grande balade avec son chien ou une partie de Mario Kart avec ses pirates.

Ce temps-là sera plus créatif que celui de surfer sur Internet à regarder ce que les autres ont fait. Et à s’y comparer en se disant qu’on n’y arrive pas, qu’on n’y arrivera pas, que les autres font mieux, l’ont déjà fait, que ça ne sert à rien d’essayer, que c’est trop dur… quand mille pensées trottent ainsi dans votre tête et vous empêchent… la page restera toujours blanche alors rien ne sert d’insister. Acceptez-la, aimez-la cette page blanche et revenez-y quand vous serez prêt.

Mais préparez-vous, c’est un exercice d’entreprendre. Il y a des règles, des us et coutumes et surtout fixez-vous un objectif. Non pas celui de réussir, c’est un fourre-tout celui-ci. Un faux surtout. Mais bien plutôt un but précis. A court, à moyen, à long terme. Et ensuite inscrivez des étapes. C’est ce que j’aurais dû faire pour réussir ces 10 années d’entrepreneuriat. Enfin je suis un peu dure, j’ai dû y arriver vers la fin, parce qu’enfin je savais ce que je voulais, et comment y arriver. Apprendre, toujours et encore.