6/365 chroniques : soi, mais à quel prix ?

Le jour où je suis entrée dans l’écosystème entrepreneurial, je suis aussi entrée dans le monde sans fin du développement personnel : « un ensemble hétéroclite de pratiques, appartenant à divers courants de pensées, qui ont pour objectif l’amélioration de la connaissance de soi, la valorisation des talents et potentiels, l’amélioration de la qualité de vie personnelle, la réalisation de ses aspirations et de ses rêves. » 

Est-ce que ça existait avant… oui depuis les années 1920 selon Wikipedia toujours. Ça ne date pas d’hier… sauf que je n’y prêtais pas attention avant. Mon intérêt pour ce domaine est vraiment apparu avec chacun des pas que j’ai fait dans ce nouveau monde de l’entrepreneuriat.

Et plus je tournais de pages, et plus je regardais de vidéos et plus il fallait encore explorer telle ou telle piste, adopter telle posture, rencontrer telle figure. Après ça, il y a eu les brainstorming et les masterclass, sans parler des ateliers collectifs ou individuels. Chaque col franchit, nouveau concept approfondi, voilà qu’il y a en avait un nouveau qu’il fallait s’accaparer. Et se dire que nous n’étions toujours pas prêtes, que nous n’étions ni ceci ni cela, encore moins ça. Je l’écris au féminin car j’en reparlerais dans une autre chronique mais le sujet de la légitimité, et donc de ce qu’il nous reste encore à apprendre pour y arriver – à être entrepreneure – est très présent chez les femmes.

J’en ai acheté des bouquins et des programmes. J’en ai suivi des conseils avec plus ou moins de réussite. Jusqu’à ce que je tombe sur le « Développement (im)personnel » de Julia de Funès. Et de reconnaître dans quel tourbillon je me suis engagée… celui d’un business à part entière qui rapporte beaucoup à ceux qui l’entretiennent, à ceux qui font en sorte qu’on ne soit jamais assez… Cependant je me remercie d’avoir été de ces adeptes… J’ai appris beaucoup sur d’autres cultures, sur le fonctionnement des gens autour de moi, j’ai compris des attitudes. Je crois que j’ai appris à faire de moi-même un environnement dont je prends soin. Je suis devenue écologique à mon égard.

C’était le prix à payer pour y arriver, 10 ans d’entrepreneuriat pour faire de moi-même une priorité qui en vaut la peine.

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