21/365 chroniques : En priorité, sinon rien

Il est exactement 21h57. D’habitude, ça fait une bonne heure que je suis calée sous la couette, lunettes sur le nez, bouquin dans les mains. En ce moment je suis dans « La zone du dehors » – merci Nono pour la recommandation même si mes nuits sont agitées après cette lecture, et en même temps c’est Damasio, son style, le fond…

Ce soir on a traîné, on a passé du temps à dîner tous les 4, à discuter à 2 pour parler de demain, de ce qu’on ne veut plus, de ce qu’on voudrait différent, de rêves.

Je me sentais un peu coupable de ne pas vous livrer une de ces promises chroniques. Le temps filait, je me suis reprise. Je souhaite avant tout ne manquer sous aucun prétexte ce rendez-vous hebdo avec moi-même et mes souvenirs. Ça me prend entre 15 et 40 minutes, et c’est chouette.

Ce soir je nous ai donné la priorité après 2 semaines bien chahutées. Mon 2ème pirate et moi, on a ouvert le bal en même temps, avec le même invité, celui que tout le monde aimerait ne pas avoir ni à sa table ni dans son lit, puis c’est mon 1er pirate qui s’y est collé. On en est à 3/4. Continuité pédagogique (médiatrices et segments… je n’y comprends rien ! Heureusement il reste le latin et l’espagnol, là je m’en sors). Quelques heures supplémentaires pour rattraper une semaine en moins dans le planning… et paf, il manque le maître du 2ème, faut s’organiser avec un aller-retour à l’école pour le récupérer. Et j’ai enchaîné avec mes deux petites mamies complètement perdues avec la dématérialisation de tout, les voilà en pleine fracture numérique mais tellement connectées humainement. Semaine pro on s’organisera entre mamans.
Mon amie Clara l’écrivait aujourd’hui, on n’a pas la tête à ça. Parce qu’au fond, on sait ce qui est important, on essaye de jongler alors qu’on devrait être autorisé à n’être qu’à un seul et même endroit, pour une seule et même cause. J’ai souvent dans ma vie d’entrepreneure donné la priorité à ce que je croyais être important. Au fil des années, j’ai appris, et maintenant je suis présente pour ce qui compte en priorité. Sans culpabilité, j’ai appris à choisir avec mon cœur, à lâcher prise sur le dehors, pour rester en dedans, là où je suis bien, avec ceux qui comptent. Priorité number 1.

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