20/365 chroniques : Fais pas ci, fais pas ça…

… Et ne fais surtout pas comme ça !! Quand tu es entrepreneure, tu es sensible, surtout au début, quand tu cherches tout… à te faire connaître, à gagner ta croûte, à être reconnue pour ces compétences que tu as toujours eues et qui n’ont jamais vraiment été reconnues, à concilier vie privée et vie pro… alors tu écoutes, trop, beaucoup trop, ce qu’on te dit.

Tu parles de ta petite entreprise, quelque soit son statut (je les ai presque tous essayé, j’en reparlerai !), tout-le-temps… au baptême du fils d’un cousin, au 70 ans de l’oncle M, à l’enterrement de vie de jeune fille de Géraldine où tu es passée vite fait, parce que tu comprends… Tu pitches tout le temps !

Comme j’ai du vous saouler mes amies pendant 10 ans (ah… encore maintenant aussi?!). Et je vous dis MERCI d’être encore là, de me suivre, de me regarder (même de travers), d’accepter que je ne vous rappelle pas, ou trop longtemps après votre message, que je refuse les vacances à Courch’ parce que tu comprends moi j’ai un métier et là vraiment je peux pas (je parodie à peine mais c’est un peu ça quand même). Tu parles de toi, de ton affaire à tout le monde, chez la boulangère, avec l’ATSEM à l’école ou la puéricultrice à la crèche, au sport… tu vis, tu transpires de cette vie que tu viens de choisir, de cet Eldorado auquel tu voudrais convertir tout le monde…

On dirait que c’est toi que tu veux convaincre. Tu es tellement pas sûre de toi que tu écoutes, épies tout ce qui ce dit sur toi, tu lis mille ouvrages pour essayer de faire encore mieux, chaque fois que quelqu’un te dit un truc… tu dis ah mais oui c’est vrai ielle a raison… en secret tu changes de direction, tu expliqueras plus tard que c’était voulu… mais non en vrai. Et hop tu rechanges ensuite… et tu te trouves une autre excuse… c’est fatiguant, très épuisant, irréaliste, carrément surréaliste parfois mais voilà y a toujours quelqu’un qui a fait mieux que toi, qui ferait différemment (lui, il arriverait à gagner sa vie avec ce produit, lui)… c’est usant les faux amis, comme quand tu essayes d’apprendre une nouvelle langue. Tu crois que tu sais, et puis non, tu apprends, encore et y en a toujours pour te dire que vraiment t’es mauvaise.

Arrête ton spectacle !

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