12 janvier 2022

12/365 chroniques : coworking

Par Guillemette

Je suis entrée en coworking en 2014, à peine un an après que La Cordée ait ouvert ses portes à Paris, rue Traversière, dans ma rue, celle de mon école maternelle. Si ça n’est pas un signe. Moi j’habitais Mennecy à l’époque, en théorie 50 min de RER de là. Je crois que je cherchais du boulot (des missions ?) à l’époque, je cherchais un poste qui me donne envie de me lever tous les matins, et de prendre un train bondé, jamais à l’heure, et de laisser mes 2 pirates pour de longues journées… le mouton à 5 pattes en somme. Je suis littéralement tombée dedans, j’ai commencé à éplucher des pages entières de références, en anglais et en français (y en avait peu à l’époque, c’était le début en France). Non en fait j’étais déjà entrepreneure à cette époque, maman, et je rêvais d’un lieu proche de chez moi où je puisse travailler, rencontrer, partager, m’inspirer. Les espaces de coworking permettent tout cela. Ça m’a donné envie d’ouvrir le mien puisqu’il n’y en avait pas dans ma banlieue.

Je me souviens avoir envoyé un mail à La Cordée Paris, c’était Michael Schwartz lui-même le cofondateur qui m’accordait 1h pour parler de son projet. Je me rappelle ma fébrilité, j’étais reçu par un entrepreneur, un grand, un vrai, moi la toute petite créatrice d’Essonne, avec des rêves de grandeur mais pas de stratégie ni de budget. Je l’ai écouté parler, m’expliquer sa vision et plus j’écoutais et plus je me disais « ah mais moi aussi je veux en être de cette aventure !! ». L’année d’après je partais seule à Milan à la Coworking Europe Conference, 3 jours dédiés au coworking par ceux qui le font… je voulais en être de cette communauté. Effet waouhhh garantie.

En parallèle, mon mari m’avait aménagé un bel espace dans le sous-sol de notre maison et celles et ceux à qui j’en parlais venaient passer un petit moment pour travailler dans MON espace de coworking, celui qui m’a ouvert les portes de la suite de mon aventure entrepreneuriale. Il ne payait pas de mine, il était à mon image, il ne me rapportait rien mais c’était « chez Guillemette, Manufacture de talents ». Il me donnait l’occasion de faire des rencontres inspirantes, je vous en reparlerai. Je me levais pour lui, j’aimais mes journées de labeur, c’était mon TOUT, mon Pourquoi !