11/365 chroniques : Mug Addict

Je n’ai pas voulu faire de jaloux alors plutôt que d’en choisir un dans ma collection, j’ai choisi un dessin. Que j’aime bien. Une chouette et deux mugs. C’est moi qui l’ai fait. J’aime le regarder, j’aime ce moment qu’il me rappelle : une équipe, des valeurs, un lieu enchanteur. Mon passage au cœur d’une communauté d’entrepreneurs et d’intrapreneurs, La Cordée.

Mais revenons en au sujet qui nous anime aujourd’hui. Le mug. Non ce n’est pas une grande tasse au format cylindrique, c’est bien plus que cela. Un pot à crayon, un mug à thé, un mug pour le café… un souvenir. Le grand pour la tisane toujours, l’évasé pour la compote et les flocons d’avoine, le transparent, le coloré, le fait main, le 100 % made in China… j’en ai pour tous les goûts, quelques uns ont fini leur vie en miettes, d’autres ont fini dans un bric à brac. Notamment la 30aine qu’il me restait de ma vie d’entrepreneure quand je m’imaginais à une place qui n’était pas la mienne, mais j’ai mis du temps à le savoir… ils étaient beau, blanc porcelaine, gris et orange, aux couleurs de « chez Guillemette ». J’en ai offert beaucoup alors qu’ils étaient destinés à être vendus en échange de quelques heures dans mon espace de coworking (mon mari n’y a jamais rien entendu, mais est-ce qu’il aime autant les mugs que moi?!). Je n’ai pas réussi à les vendre, ils me sont restés sur les bras longtemps, je ne m’en veux pas de ce choix, je me le suis pardonné. J’ai eu plaisir à en offrir et j’aime quand mes amies, comme aujourd’hui même m’envoie une photo de leur travail en cours dans lequel j’aperçois la silhouette de « mon mug ».

En fin d’année dernière, j’ai décidé que ça en était fini. Je tourne la page et comme ils dormaient sur une étagère, je les ai déposé à Tarare, chez Emmaüs… que vont-ils devenir ? Ils sont invendables ainsi logotypés… à la casse ? dans un foyer dépourvu de moyens ? Je ne sais pas, peut-être un jour je le saurais, ou pas. Les objets vivent leur vie en fait, ça me rappelle Toy Story et son inoubliable « vers l’infini et au-delà ». Je laisse filer pour faire de la place à la suite qui s’écrit. 10 ans c’est bien, il était temps de penser à demain, enfin.

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