Couleur Café

« Couleur café
Que j’aime ta couleur café »
(Serge Gainsbourg pour ceux qui ne le sauraient pas)

Sauf que si j’aime ta couleur, je ne t’aime pas toi, le café. Oui, oui croyez moi, en vérité, je n’aime pas le café !

Ça m’a pris un jour comme ça. J’ai réalisé que je n’aimais pas le café ! C’est invraisemblable alors que tout tourne autour du café dans ma vie !

J’avoue… je suis incapable de reconnaître un grand cru, un arabica d’un robusta, je peux boire du café réchauffé, du long, du cours, celui de mon grand oncle Pierre (chaud toute la journée… paix à son âme), celui de Nando à Lamure sur Azergues comme celui de la boutique Nespresso du Marché Saint Germain à Paris, le jus de chaussettes des américains comme le café frappé des athéniens…

Détail Série « Aqua Vegetabilis », numéro 1. Aquarelle sur papier épais, 300gr/m2, dimension 50cm par 65cm. © Marie-Caroline Frabboni

J’avoue… je n’aime pas le café !
J’avoue… ce qui me fait aimer le café,
c’est sa convivialité.

« Tu prendras bien un café ?
On se retrouve pour un café ?
Café ?
Je vous offre un café ? »

Celui-ci fera chavirer tous mes sens…
je le prendrais sur la terrasse avec mon livre un dimanche matin au calme…
je le tiendrais au creux de mes mains dans un refuge de montagne…
il sera le meilleur prétexte aux mille rencontres du Café des échanges…
il sera mon infaillible argument pour se retrouver entre amies à l’heure du déjeuner ou entre deux métros…
ce sera la cafetière Kona des repas en famille du dimanche et seulement pour les grandes occasions…
ou encore l’italienne des Monts d’Or un autre jour entre amis…
et même le café tiède de la thermos qui ne tient plus bien au chaud tellement on l’a trimballée celle-ci…

Oui j’avoue, j’aime les infidélités qu’il me fait faire, les confidences qu’il me fait recueillir, les colères, les joies, les peines, la félicité dont j’en fais mes excuses pour le boire. C’est ma madeleine de Proust, mon excuse pour une pause, pour une rencontre, pour une écriture, pour une lecture.

Alors oui j’avoue, je n’aime pas le café, car j’ai réalisé que je pouvais arrêter d’en boire séance tenante. Mais par contre, il me faut ma dose de rencontres, de rires, de sourires, de pleurs avec vous pour que mon énergie vacille ou brille. Sans vous impossible de me lever, de m’élever. Le café n’est qu’un prétexte pour arriver à cheminer sur mon chemin, parsemé de nos rencontres.

Alors, un café ?!

Je suis heureuse d’avoir partagé la rédaction de cet article avec la création de Marie-Caroline Frabboni.
Marika, c’est une voisine d’abord, une amie ensuite. Nous nous sommes rencontrées dans notre chouette village, Saint Just d’Avray dans le Beaujolais vert. Mon souvenir avec elle est celui d’une balade et d’un chocolat chaud… pas du tout d’un café, mais bien d’une Rencontre ! Depuis, elle a rejoint le soleil du côté de Dieulefit, et nous maintenons des liens épistolaires.
C’est elle qui en a eu l’idée… Elle m’a proposé une de ses créations pour un article que j’aurai envie d’écrire. Et alors que je lui disais simplement « j’ai un billet dans la tête qui est sur le Café, et le fait que je n’aime pas le café en lui-même mais le plaisir des rencontres qu’il me procure. Tu crois que tu as quelque chose autour de ça ? » Elle m’a simplement répondu : « Le plaisir de le rencontre, le café, mes souvenirs… C’est ok ». Alors, chacune de notre côté, mais sans aucun doute connectées, nous avons usé de notre art pour vous proposer un café gourmand mêlant écriture et peinture.
Merci pour ce moment partagé Marika, et longue vie aux excuses que me donne le café !

Note de l’artiste : Ce détail d’œuvre représente le mouvement de vie, de la nature et peut être pensé aussi comme celui des relations humaines.
Détail Série « Aqua Vegetabilis », numéro 1.
Aquarelle sur papier épais, 300gr/m2, dimension 50cm par 65cm.
© Marie-Caroline Frabboni

(5 commentaires)

  1. N’étant point adepte, j’ai totalement apprécié ce moment de lecture accompagné de cette peinture.. incroyable. Prenez 2 minutes pour cela, les impacts collatéraux pourraient étonner. Merci à vous deux.

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