Sur ma route #3 : Dieulefit

Mardi 3 novembre 2020

Rendez-vous au carrefour de la D538 et de la D540, page 144 de l’Atlas Routier Michelin de 1996. A Dieulefit. Ce nom m’a toujours donné l’impression de croiser un personnage de bande dessinée un peu énigmatique. Je ne sais pas l’expliquer, c’est comme ça. 

Mais Dieulefit, c’est avant tout le vieux village du Poët-Laval à l’occasion d’un week-end entre filles alors qu’une amie lyonnaise venait s’installer à la Bégude de Mazenc. Tous ces noms ne s’inventent pas, ils chantent. Ils me font m’évader, rien que de les lire, de les entendre, je marche sur la route. Dieulefit, c’est la découverte du picodon ce délicieux fromage de chèvre qui me fait pousser un petit cri de joie quand j’arrivais à le trouver sur un étal parisien : “oh c’est du picodon !!!” Et me voilà retournée dans mes souvenirs gourmands. 

Cette étape à Dieulefit personne ne l’a mentionnée, enfin pas aussi explicitement. C’est la vie qui nous y emmène. En ce 1er lundi du mois de novembre et comme tous les mois, j’anime le Club de Lectures métissées, le rendez-vous du Quartier Métisseur dédié à la lecture. Sans pouvoir se joindre à nous, Valérie m’a fait signe depuis son camion “Pepito” : “j’ai un livre pour toi !” Il y a un mois déjà elle me haranguait ainsi et puis se rendait compte qu’elle avait oublié son livre… “oh zut”. Et cette semaine, son sourire derrière son masque, ses yeux qui pétille “Attends, je l’ai !!!” Ni elle, ni moi n’avions oublié. Je tiens mon club de lecture au même moment où elle s’anime à distribuer son vrac depuis son camion aménagé, Pepito. Je sens bien qu’elle aimerait en descendre et nous rejoindre. C’est un peu ce qu’elle a réussit à faire en me prêtant ce livre. “J’ai pensé à toi, je suis sûre qu’il va te plaire”. 

Une couverture pas franchement attrayante. Presque austère. Moi j’aime les couvertures dessinées, celles qui déjà m’emmènent en voyage. Je crois que celui-ci je ne l’aurais pas choisi. Mais voilà on me l’a mis entre les mains. Et pendant 2 jours, j’ai pris la route. J’ai navigué entre Lyon, Montélimar, Dieulefit, Comps et Bourdeaux. Un joli coin à découvrir, une fiction qui m’a tenu en haleine. Et cette femme, tellement éprise de liberté !

“Une femme pouvait être ambitieuse, volontaire et libre !”

Je n’ai pas pu quitter ce livre qui m’a tenu en haleine 24h (Catherine, si tu lis ce message, il est pour toi, tu vas en adorer la lecture). J’ai ressenti le bien-être que j’avais eu en découvrant ce petit bout de France. Je me suis attachée à ces rencontres, comme à celle de Valérie de la Pépite Verte qui monte de L’Arbresle chaque lundi pour nous livrer de bonnes denrées. On a peu de temps pour se voir à chaque fois, et pourtant, une connivence s’est instaurée entre nous, on s’est échangé de beaux messages pendant le confinement, nous avons l’une et l’autre fait une belle rencontre, que nous poursuivons au gré des allers et venues qu’elle fait jusqu’à Lamure sur Azergues. Ce livre est un beau cadeau à poursuivre notre route ensemble.

Alors demain, où allez-vous nous emmener ?!

(2 commentaires)

  1. Dieulefit, pour ma part, sonne avec le pays de la poterie 😉 Terre de terres d’artisans créateurs passionnés et passionnants. Une histoire qui reprend corps après quelques décennies de déclin. Et une magnifique école pour apprendre. La terre entre nos mains, élément-terre ♥

    1. Moi les poteries, je les aime chez moi, comme des souvenirs utiles de mes passages ici et ailleurs. Les avoir au quotidien avec moi me rappellent des saveurs, des senteurs, des rencontres… et j’imagine toute l’histoire de celui.celle qui les a façonnées !

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